Nick Laessing
Ursula Bogner présentée par Jan Jelinek
Lexposition "Mélodie : toujours lart des autres", qui se tient au CEAAC du 12 mars au 22 mai 2011, présente conjointement les projets de Jan Jelinek et de Nick Laessing, qui sintéressent tous deux à des histoires oubliées de la création artistique et de linvention technique : il sagit de proposer une redécouverte de ces univers à la fois scientifiques et sensibles.
Le musicien électro Jan Jelinek sintéresse à létrange figure dUrsula Bogner, musicienne allemande des années 1970 restée dans lanonymat malgré ses créations très novatrices et une personnalité déroutante, à cheval entre une vie de famille bourgeoise parfaitement rangée et une expérimentation musicale inspirée de théories ésotériques. Jelinek souhaite lui rendre justice aujourdhui en montrant ses dessins, ses documents photographiques et sa cartothèque (dont le titre de lexposition est une citation) et en proposant un point découte de ses morceaux quil a réédités.
Nick Laessing, quant à lui, proposera de redécouvrir deux inventions techniques étonnantes, liées au son et à sa représentation. La première, l « harmonographe », est une construction in situ de pendules articulés dont les oscillations dessinent des motifs géométriques correspondant aux harmonies quelle permet de visualiser. Un harmonographe spécifique à lespace du CEAAC sera construit, qui tirera partie de la hauteur de plafond et des éléments architecturaux métalliques auxquelles il sera fixé.
La seconde re-découverte de Laessing porte le nom d « eidophone » et fut inventée par une chanteuse anglaise de la fin du XIXe siècle. Sa voix, lors du chant, faisait vibrer une membrane sur laquelle a été déposée une fine poudre de collodion selon les tonalités, les motifs qui apparaissaient changeaient : « Elle était capable de chanter des fleurs des pâquerettes, des pensées, des tournesols », selon Laessing.